Après un lever et un petit-déjeuner plus matinaux que d'habitude, nous nous sommes mis en route pour Chicago, via le Michigan et un petit bout d'Indiana. Le passage à la frontière s'est mieux passé, même si les gardes-frontières américains ont ouvert notre coffre, contrairement au garde canadien il y a une semaine.
Nous avons très rapidement déjeuné à la maison d'Edsel et Eleanor Ford, à Grosse Pointe, avant de visiter ce gigantesque domaine. Le manoir lui-même (2 800 m2) est fascinant, par son ameublement et sa décoration, et le terrain de 35 ha comprend plusieurs autres bâtiments impressionnants, dont une "maison de poupée" à la taille d'un enfant (1,50 m de hauteur sous plafond), tout à fait fonctionnelle, offerte par Clara Ford à sa petite-fille pour son septième anniversaire, mais aussi un garage pour accueillir les voitures de la famille, une maison de loisirs avec terrain de squash, etc.
Après la visite, nous avons repris la voiture pour Ann Arbor, où nous avons retrouvé Thomas, un comparse de latin de Paul, et son compagnon pour un dîner péruvien, puis sommes repartis à Chicago, où nous sommes arrivés vers 22 heures (c'est-à-dire 23 heures, heure de Toronto) sans difficulté majeure : la circulation était fluide pour une ville de cette taille et l'entrée dans la ville n'a été compliquée que par la folie pure et simple de certains automobilistes visiblement pressés de rentrer chez eux (mention spéciale aux motos qui slalomaient entre les voies à une vitesse que nous estimions aux alentours de 90-100 mph, soit au-delà de 150 km/h, sur une voie limitée à 65). Nous avons garé la voiture dans un parking situé tout près de l'hôtel et, comme à Toronto, nous n'y toucherons plus pendant notre séjour dans la ville.