Aujourd'hui, grand départ : nous avons fait une cinquantaine de kilomètres, belle mise en jambe ! La journée a bien commencé, par un goûter à 11 heures chez Daniel (heure normale pour lui), puis nous avons tué les deux heures de train avec des mots croisés osés et mathématico-littéraires. Le pédalage s'est fort bien déroulé dans un cadre enchanteur, par une météo giudicello-compatible - et pourtant, on sait que ses critères sont exigeants. La soirée a failli tourner au drame lorsque nous nous sommes rendu compte à 18 heures qu'il n'existait aucune manière de dîner dans un rayon de 20 km. Heureusement, Daniel a obtenu un tuyau de la part de l'auberge du Pont du Coney, qui nous a orientés vers un hôtel où nous avons mangé un peu frugalement mais de manière gustativement satisfaisante, sur fond ostinato de Richard Clayderman, ce qui a permis à Paul de découvrir ce monument de mièvrerie française des années 1980. Le trajet jusqu'au gîte s'est donc fait de nuit dans la forêt, source de grande inquiétude pour l'une d'entre nous, mais on ne dira pas qui.